Je ne suis pas technophobe mais je me soigne!

technophobeSi on s’arrête au une simple constat, les technologies de l’information et la communication sont au premier abord, dans une société en crise comme la notre, assez inquiétantes et  facteur d’insécurité. Les services en ligne sont pratiques mais ils servent également à supprimer de l’emploi. La robotisation des taches rébarbatives et/ou dangereuses est également facteur de diminution des effectifs. Pour notre sécurité on installe des caméras partout, mais on augmente par la même toute les possibilités de nous surveiller et donc réduire nos espaces de liberté. Les réseaux sociaux sont formidables, mais attention au moindre dérapage, faute d’éducation aux médias, qui pourrait permettre de me fermer les portes de postes professionnels… !

Bref , au  comptoir du café du commerce les raisons sont multiples de devenir technophobe . Heureusement je me soigne. Les vacances ont cela d’intéressant qu’elle vous permettre également de prendre de la distance et face au rythme effréné de l’année , de prendre le temps de lire et d’élargir  nos horizons.

Parmi les lectures de cet été, de celles qui aident à respirer dans cette société de plus en plus inhumaine, je ne peux résister à l’envie de vous orienter vers le livre de Patrick Viveret, « Pourquoi ça va pas plus mal! ». De nombreuses idées y sont développées que je ne suis pas encore sur de toutes partager, mais monsieur Viveret amène à réfléchir sur la nécessaire modification de l’usage du temps et les possibilités offertes par les progrès scientifiques et techniques. Il rappelle à chacun que le progrès et n’est pas forcément vecteur de régressions sociales et que les conditions économiques peuvent être réunies pour que la révolution sociétale induite par l’arrivée de TIC se traduise par une modification profonde des modes d’organisations économique, du temps et des relations au service  de tous les êtres humains. Une bonne ordonnance à la technophobie.

Après quelques heures, j’accède à la proposition de mon ami Gilles d’égayer mes propos par ce petit pamphlet graphique qu’il m’a transmis.

pessin