Développement numérique: et si la valeur référente était l’être humain !

Un ministère de l’économie numérique a été créé lors du dernier remaniement ministériel. Je ne minimise pas le rôle de la société numérique dans l’économie. je constate simplement que le monde économique n’a pas attendu cette décision (heureusement) pour intégrer dans son activité le développement des TIC, et a su créer de nouveaux produits,services, développer de l’emploi …

J’aurais pour ma part préférer une approche qui rompt avec cette démarche qui est d’aborder toutes politique par le prisme unique de l’économie.

Et si on regardait cela du point de vue du développement humain? Si on imaginait que le développement technologique et la société numérique en marche était vue prioritairement pour l’amélioriation de la condition humaine ?

Lieu commun ? Peut-être ! Mais la réalité est bien celle de l’argent roi. Aujourd’hui il n’est pas rare d’entendre que l’automatisation remplace des hommes qu’il faudrait mieux laisser au travail. Ce n’est hélas pas tout à fait faux, mais cela n’a rien de fatal. Ce ne sont pas les progrès scientifiques qui sont en cause, mais le fait qu’ils soient mis à disposition de la seule productivité et en finalité la rentabilité financière. Les robots ont remplacé de nombreuses tâches, parfois pénibles, effectuées avant par les hommes, dans l’industrie automobile, le bâtiment, l’assemblage etc. Avec la numérisation cette tendance s’accentue: guichet automatique, service de billeterie en ligne…etc. D’un point de vue économique, ces robots n’ont pas fait baissé la productivité, au contraire, ils travaillent plus vite ! On pourrait donc penser qu’ils n’ont en aucun cas fait baisser les résultats financiers. Mais à quoi servent ces richesse produite si elles ne profitent qu’à une infime minorité

Tout est question de choix, mais les progrès scientifiques pourraient réellement permettre d’imaginer un autre mode d’organisation du temps de travail et du temps personnel. Imaginons d’utiliser le temps libéré pour:

  • permettre à tout un chacun de mieux vivre la vie familiale, s’investir dans la vie associative, redynamiser l’investissement citoyens
  • permettre d’organiser la formation tout au long de la vie
  • développer de nouveaux services
  • renforcer les secteurs prioritaire dans lesquels la présence humaine est irremplaçable : l’éducation, la prévention, la présence humaine dans les quartiers,….

Bien sur un nouvelle fois on en revient à l’utopie nécessaire pour imaginer un autre monde. Et si l’indice de référence ne serait pas celui du CAC 40, mais le niveau de bien être des gens.

Aujourd’hui la société numérique offre la possibilité à chaque personnes d’échanger, communiquer participer se former créer, imaginer…. Elle va donc accélérer encore les possibilités d’alléger les tâches de chacun, mais également d’imaginer des travaux toujours plus épanouissant, d’organiser mieux son temps de travail et personnel, de les harmonisér . Pour peu que tout cela soit accompagné, que chacun puisse maîtriser les enjeux de société posé par l’avènement de la sociétét de l’information et la communication.

Alors oui! j’avoue, j’aurais préféré un ministère de la socialisation numérique,